Immaqaa, ici peut-être
Cie MPTA – Mathurin Bolze
Immaqaa, peut-être, en inuktitut.
Et si le ressort dramatique, dramaturgique résidait dans ce peut-être. Dans cette hypothèse émise sans affirmation définitive, sans certitude, cette lecture des traces photographiques retrouvées mais altérées, en partie effacées, en partie mises en scène, « menties » en quelque sorte.
Ce peut-être des personnalités à qui l’on prête des pensées, des sentiments, des peurs et des affects. Cette supposition que le drame s’est joué ainsi, dans un enchaînement de faits probables plus qu’avérés.
Ce peut-être du paysage.
Mouvant, en permanente évolution/recomposition, ce sol précaire aux propriétés multiples, infiniment lisse ou chaotique, d’une dureté de glace ou tapis de neige, liquide ou fracturé. Ce peut-être du climat et de la lumière, dans un jour tremblant et vacillant, de l’éblouissement permanent à la nuit noire pesante qui semble ne jamais finir.